Historique

Du bureau de bienfaisance au centre communal d’action sociale (C.C.A.S)Horloge

Deux cents ans d’histoire. Le traitement de la pauvreté et l’aide aux personnes en difficulté ne datent pas d’hier. De la charité chrétienne aux bureaux de bienfaisance, jusqu’aux bureaux d’aide sociale, l’action sociale s’est progressivement organisée.

Le 6 janvier 1986, quand les bureaux d’aide sociale deviennent les Centres Communaux d’Action Sociale, l’Etat leur délègue une compétence globale dans le vaste champ de l’action sociale et médico-sociale, consécutivement aux lois de décentralisation. Aujourd’hui, ce sont les CCAS qui aident et soutiennent les plus défavorisés dans un contexte cependant beaucoup plus large d’interventions de développement social local. Ils s’imposent à présent comme un outil politique incontournable de l’action sociale locale. Ils sont le moyen privilégié par lequel la solidarité publique, nationale et locale peut réellement s’exercer.

D’autres lois ont également contribué au positionnement des C.C.A.S. :

La loi du 1er décembre 1988 instituant le Revenu Minimum d’Insertion, associant les CCAS à la procédure d’instruction et de suivi des dossiers ;

La loi du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions qui reconnaît le rôle des CCAS dans son article 1er.

La loi du 27 juillet 1999 créant la Couverture Maladie Universelle qui confère aux CCAS un rôle de domiciliation des personnes sans domicile stable et

d’instruction des dossiers d’aide médicale d’Etat pour les étrangers en situation irrégulière.

La loi du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, qui met l’accent sur les droits des usagers et l’évaluation de la qualité du service rendu.

L’intégration des textes relatifs aux CCAS au sein du Code de l’Action Sociale et des Familles consacre définitivement le rôle essentiel du CCAS dans l’organisation médico-sociale française.